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Les causes du stress chez l'adulte :

Les causes du stress sont très nombreuses et il n’est pas possible de les aborder sans parler d’une des caractéristiques du stress.

Quelle que soit son origine physique, chimique ou liée à notre psychisme, le mécanisme est toujours le même, les substances sécrétées sont identiques.

 

Les origines physiques comprennent notamment les radiations (solaires ou autres), les variations de pression (lorsque l’on prend l’avion par exemple), les changements de température, la vitesse, le bruit. Le problème du bruit est que plus le sujet en est victime, plus sa sensibilité à celui-ci augmente.

 

Un article paru sur le site canadien « L’étoile du Lac » le 26 juin 2007 invite les travailleurs « à se méfier dustress dû à la chaleur ».

 

Sur le site du journal « PRNewswire », le 27 juillet 2007, on peut lire un article qui aborde l’influence de la chaleur comme facteur de stress.

« Des climatologues en Allemagne prévoient une hausse potentielle des températures de 1,8 à 2,3 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Les conséquences sur la santé seront dévastatrices. Selon une étude réalisée par le Kiel Institute for World Economics (IfW) et du Fonds mondial pour la nature (WWF), le nombre de décès causés par la chaleur augmenterait de 5 000 pour se chiffrer à 15 000 décès par année si aucune mesure d'adaptation n'est adoptée. Aujourd'hui déjà, 24 500 personnes sont admises chaque année à l'hôpital en raison de symptômes liés à la chaleur. La raison : la chaleur cause un stress énorme sur le corps humain et peut être létale ».

 

Dans « 20 minutes » du 26 septembre, il est précisé que, selon le « docteur Jean-Marie Cohen, responsable du projet Bruit et santé pour le cabinet d'études Open Rome », le bruit, en raison du stress qu’il induit, favorise l’hypertension artérielle.

Cette étude vient « confirmer que le bruit, à dose importante, a des effets sur la santé, particulièrement sur le stress. L'élément le plus probant, c'est la conséquence du bruit sur l'hypertension artérielle ».

 

Sur le site suisse, « Le Matin Online », un article daté du 8 décembre, intitulé « le bruit nous rend malades » aborde l’influence néfaste du bruit sur notre organisme en raison du stress qu’il induit.

Pour le Dr Bernhard Aufdereggen de Viège, membre de la Commission fédérale pour la lutte contre le bruit, «Il y a 10 000 ans, s'il y avait un bruit, l'homme devait pouvoir réagir rapidement pour se protéger. Le bruit provoquait une réaction d'alarme dans notre corps, un stress. Aujourd'hui, la même réaction se produit, même si elle n'est souvent plus vraiment nécessaire: le corps sécrète des hormones de stress, comme le cortisol, l'adrénaline ou la noradrénaline; les vaisseaux sanguins se rétrécissent; la pression augmente; le coeur bat plus vite».

Et l’auteur de l’article de poursuivre : « Et bien sûr, si on est tout le temps soumis à ce type de stress, les risques d'infarctus et de maladies cardiaques augmentent. Les études de l'OMS ont d'ailleurs relevé l'incidence de l'exposition chronique à un bruit nocturne dès 50 décibels (niveau sonore d'une conversation durant la journée) sur les problèmes cardio-vasculaires ».

 

Les origines chimiques sont rares et sont avant tout citées parce qu’elles permettent de rendre hommage à Hans Seylie, l’auteur mondialement réputé des premiers travaux sur le stress. Il s’était aperçu que l’injection de substances toxiques à des animaux était à l’origine de lésions identiques notamment sur les vaisseaux, le cartilage, les tissus assurant les défenses naturelles, …

 

Les origines psychiques sont de loin les plus fréquentes et c’est à elles que le stress doit son extension exponentielle et sa toxicité.

Il peut s’agir de causes évidentes (le décès d’un proche, la maladie d’un ami, une séparation, un souci d’ordre administratif ou financier, un problème professionnel, etc.) mais aussi de causes sournoises qui passent parfois inaperçues mais font de terribles dégâts (le risque de terrorisme, le danger représenté par le réchauffement de la planète, la peur du chômage, l’inquiétude face à la mondialisation, la crainte de voir échouer ses enfants, l’ennui de sentir son travail peu reconnu, le manque de considération, les difficultés des déplacements, le rythme de vie trop rapide, le changement de quelque nature qu'il soit, etc.), le fait d'avoir un poste non adapté à son profil psychologique. Ainsi, une personnalité timide en première ligne sera victime de stress et il en sera de même pour un extraverti en position d'adjoint.

 

Le 16 juin 2007, sur le site du journal « Le Reflet », on trouve un article très intéressant sur la détresse des agriculteurs canadiens qui met bien en avant l'importance du manque de considération.

Trois origines sont avancées comme causes de stress :

-          la diminution des revenus ;

-          l’augmentation des dépenses ;

-          et… le manque de reconnaissance !

 

Sur le site canadien « Le soleil du samedi », dans l’édition du 15 septembre 2007, on peut lire un article sur le stress chez les collégiens. Dans cet article, Colette Hébert, psychologue scolaire à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, explique que la nouveauté est un puissant facteur de stress chez l’enfant comme chez l’adulte. « "Tout le monde vit du stress en période de changement, les adultes comme les enfants ».

 

Dans un article paru sur le site de « cyberpresse.ca », la toxicité de la timidité vient d’être confirmée notamment par une libération plus importante d’hormones de stress dans des situations nouvelles. « Selon les chercheurs américains (ndlr :de l’Université Northwestern à Chicago), la réponse est dans la manière de réagir à des nouvelles situations. Les hommes timides subissent un plus grand stress face à l’imprévu ».

Les causes du stress chez le jeune :

On parle souvent du stress inhérent à l’école. C’est un sujet important car le stress peut, soit seul s’il est important, soit en s’associant à un trouble de l’apprentissage s‘il est moindre, empêcher un enfant tout à fait intelligent de réussir.

Or, on se rend compte, lorsque l’on y réfléchit, que les sources de stress chez l’enfant ou chez l’adolescent sont multiples.

Il y a d’abord celles en rapport avec le contexte international qu’il perçoit déjà parfaitement : risques de conflits, d’actes terroristes.

Il y a celles liées au contexte national, à l’avenir du pays et à son propre avenir (travail,  place dans la société, sécurité).

Il y a les causes de stress propres à la formation : vais-je réussir (partiel, examens, concours) ? Vais-je m’entendre avec mes camarades (relations amicales avec certains, d’hostilité avec d’autres (raquette) ? Vais-je avoir de bonnes relations avec les enseignants ?

Il convient de ne pas oublier les sources de stress en rapport avec la famille et ses éventuelles tensions, les relations avec les parents et/ou les beaux-parents, les relations avec les frères et sœurs, les éventuels problèmes de santé d’un membre de la famille.
     

Dans un article paru sur le site canadien « Canoe.ca », le 13 juillet, consacré au stress chez les enfants, Madame Sonia Lupien, chercheuse, explique l’influence du stress des parents sur leurs enfants. « En plus d'être souvent inquiétés par des facteurs extérieurs, les jeunes sont aussi très sensible au stress de leurs parents ».  « Le stress est contagieux, dit Mme Lupien, et si les parents « pètent une coche » de façon répétée, leurs enfants deviennent aussi nerveux. « C'est un cercle vicieux. Ils sont angoissés, moins attentifs, réussissent mal à l'école ou socialement, et sont plus stressés. Il faut régler le problème, sinon les enfants pourraient traîner ça toute leur vie ». Selon Madame Sonia Lupien, « il faut agir le plus rapidement possible pour contrôler le stress, autant chez les enfants que chez les adultes ».  Et de clamer : « Les gouvernements doivent reconnaître que le stress est un problème sérieux  ».

Le même jour, sur le même thème, et sur le site "tqs.ca " cette fois, Tania Schramek, coordonnatrice du Centre d'études sur le stress humain de l'Institut Douglas, affilié à l'Université McGill, « souligne que les jeunes sont particulièrement sensibles au stress de leurs parents. Ainsi, un enfant de six ans sécrète plus d'hormones de stress qu'un autre enfant de son âge si sa mère souffre de dépression ».

 

Sur le site de « La République du Centre », le 15 octobre, un article sur le stress chez les enfants, faisant écho à une étude britannique, précise que « les enfants seraient stressés et très anxieux dès l'âge de sept ans ».

« Les auteurs du rapport parlent d'un "stress permanent" observé chez des enfants âgés de 7 à 11 ans, notamment lié aux échéances scolaires et à la vie familiale ».

Parmi les causes de stress évoquées, on retrouve donc :

-               les tests scolaires ;

-               l’influence des médias ;

-               la pression de la société de consommation ;

-               le culte de la célébrité et des biens matériels ;

l’ambiance familiale et les éventuels conflits.

  

Enfin, il faut citer les problèmes en rapport avec l’image que le jeune a de lui, d’autant plus source de stress qu’elle est souvent inférieure à la réalité, les craintes propres au jugement d’autrui, les interrogations quant à sa santé…

Il ne s’agit là que de quelques exemples qui nous montrent la variété des sources de stress chez le jeune. Il est donc important de ne pas en rajouter en leur transférant, par exemple, nos propres inquiétudes quant à leur réussite.

Causes du stress